When I look at a Strawberry, I think of a Tongue.

 

une création de

Lisi Estaràs, Mirko Banovic & Sara Vanderieck

En collaboration avec Serge Aimé Coulibaly & invités.

© Sara Vanderieck

“May your choices reflect your hopes not your fears. – Nelson Mandela”


Le projet.

© Sara Vanderieck

Dans Quand je regarde une fraise, je pense à une langue la danseuse / chorégraphe Lisi Estaràs, le musicien / compositeur Mirko Banovic et la dramaturge Sara Vanderieck combinent leurs disciplines et se laissent inspirer par le roman de Goliarda Sapienza L’art de la joie. Leurs approches différentes se rejoignent dans une narration multidisciplinaire sur leur passés individuels et un présent partagé. Le trio se rencontre sous le prétexte du questionnement de Sapienza à propos de l’engagement social et politique, la croissance personnelle, le rôle parental, le désir sexuel et le vieillissement.

Le roman de Goliarda Sapienza raconte l’histoire de Modesta, une femme née en Sicile en 1900. L’histoire commence quelques années après sa naissance, et ne dit rien sur sa mort. Sapienza saute de pensée en pensée et se sert de différents styles et formes linguistiques, en fonction du contenu émotionnel de l’histoire. C’est l’histoire d’une fille qui devient femme. L’histoire des évolutions politiques en Europe de 1900 jusqu’à la fin des années 80. L’histoire des façons dont un engagement politique et social peut exister. L’histoire de l’éducation des enfants. L’histoire de jeunes hommes et fils qui grandissent. L’histoire de ce que le concept de « liberté » peut signifier. Et, et, et …

Ce n’est pas l’intention de créer une reproduction littérale du roman épais de 700 pages sur scène, mais d’utiliser ces pages comme point de départ du dialogue des trois artistes sur la vie et ce que c’est d’«être» dans ce monde contemporain. Le résultat sera une série de quelques « tableaux » inspirés et par le roman et par leur propre relation personnelle avec le monde d’aujourd’hui et en relation avec le contexte spécifique dans lequel ils créent la performance. La recherche aura lieu sur la frontière entre l’abstrait et le concret, sur l’intersection entre le privé et le public, sur le bord entre la fiction et la réalité.

Afin de pouvoir travailler autant que possible dans le « ici et maintenant », le spectacle aura une conduite souple et adaptable. Chaque représentation aura sa propre « playlist » unique de tableaux sélectionnés à base de l’urgence artistique de ce jour et sous influence de l’environnement et du public spécifique.

Pour que le spectacle soit le plus agile que possible, il sera initialement créé en dehors des salles de théâtre traditionnels : des petites chambres jusqu’aux salons, aux espaces publics, aux cafés et brasseries aux musées. En outre, les présentations initiales seront jouées pour un public limité (de 10 à 50 personnes). Ceci afin de permettre en toute sincérité la recherche de l’impact direct du public sur la représentation. Dans un stade ultérieur une version de l’œuvre pour les théâtres sera également créé. Cette version sera produite dans le circuit traditionnel des arts scéniques.

La création.

© Sara Vanderieck

“… J’ai fait l’amour debout, assis, couché, à genoux,

allongé sur l’un ou l’autre côté…”

Edouard Levé

Un dénominateur commun fort.

Lisi Estaràs et Sara Vanderieck se sont rencontrés dans les ballets C de la B de Alain Platel. En dehors des projets au sein de la célèbre compagnie de danse, Estaràs développe son propre travail en tant que chorégraphe depuis plus d’une décennie. Vanderieck a quitté les ballets C de la B en 2012 et travaille depuis comme dramaturge indépendante.

Le langage signature de la danse de Lisi Estaràs « Monkey Mind » est venu plutôt accidentellement. En cherchant la limite de la vitesse du mouvement, elle a découvert une désintégration inhabituelle entre les pensées et le mouvement. Le corps étant plus rapide que le cerveau, cherchait son propre chemin. « Monkey Mind » désigne le bavardage sans fin dans la tête lorsque nous sautons de pensée à pensée, d’émotion à émotion. Comme un singe balançant d’arbre en arbre.

Sara Vanderieck à son tour soutient les processus artistiques à partir d’une perspective dramaturgique. Elle est le regard extérieur qui pose un miroir devant les créateurs pendant le processus de création. La patience, l’honnêteté et une ouverture d’esprit sont les facteurs clés de sa méthode. L’art et surtout les performances publiques sont le moyen de partager des combinaisons de choses, de personnages, d’émotions et de pensées qui ne sont pas nécessairement compatibles dans le monde au quotidien. Le but de Vanderieck est d’assister l’artiste dans la création de ce puzzle de composants apparemment incompatibles afin d’exprimer l’essence même.

Le bassiste / compositeur Mirko Banovic est le plus connu aujourd’hui pour sa contribution aux œuvres et concerts de Arno et d’Arsenal. En dehors de ces grands noms de la musique belge, il a travaillé et travaille avec un large éventail de musiciens de disciplines très différentes. Pour Banovic l’étude et la création d’une musique qui provient de matériel littéraire combiné avec l’improvisation en solo et en direct avec la danse est une nouvelle piste dans l’évolution de son propre travail.

En dépit de leurs différents chemins et leurs pratiques artistiques différentes, il y a un dénominateur commun fort présent dans le travail de ces quatre artistes.

La recherche d’un langage commun qui permet aux dualités et aux énergies différentes d’exister dans un seul corps, dans une palette sonore et dans un monde théorique nécessite une présence forte dans « l’ici et le maintenant ». Leur travail ne permet pas de s’enfuir dans un état personnel, privé et fermé d’esprit. En effet, le personnel et le privé ne peuvent exister que dans et par la communication.

Aussi ils ne fuient pas leur passé dans le milieu théâtral et social au cours du processus de création. La présence de la voix et / ou de la langue fait partie de la chorégraphie. Si le contenu le permet, l’élément d’interaction – avec le public et / ou d’autres invités et / ou l’environnement – fera partie du processus de recherche.

Vanderieck tant que Estaràs a déjà exploré dans le passé les possibilités d’incorporer la danse traditionnelle dans leur travail contemporain. Cette recherche est une source non négligeable d’inspiration, en particulier l’utilisation de codes partagés qui permettent à une communauté de participer à un mouvement rituel. C’est une caractéristique de la danse traditionnelle qui permet une recherche de l’essence du mouvement et de sa traduction dans une langue de mouvement contemporain.

L’art de la joie et le feu de Zizek.

Au cours des premières périodes de recherche, ce n’est non seulement le travail de Sapienza qui a été une source inestimable d’inspiration. L’utilisation du contraste noir/blanc et la composition typique de l’œuvre des photographes Mario Giacomelli et Francesca Woodman ont été très inspirant pour l’interprétation de l’espace et du temps. L’utilisation de sound scapes non-musicales dans l’improvisation a produit la découverte de différentes formes d’énergie. Estaràs, Vanderieck et Banovic ont découvert par exemple un lien fort entre le rythme et le tempo des discours du philosophe Slavoj Zizek et leur propre matériel de mouvement. Des interprétations personnelles basées sur l’écriture automatique de Edouard Levé dans son Autoportrait ont ouvert une première porte sur les possibilités d’intégrer la parole dans cette création.

Un jeu dans l’ici et maintenant.

Pour que chaque représentation puisse se jouer au maximum dans le « ici et maintenant », il a été décidé de créer une série de « tableaux » qui peuvent ou peuvent ne pas être joués et ceci dans toute combinaison, longueur et ordre possible. Le « playlist » sera différent pour chaque spectacle, en fonction de la relation personnelle des artistes entre eux et en relation avec l’endroit de ce jour-là, l’espace et le public. Le point de départ de chaque « tableau » est un fil du roman de Sapienza.

Pendant des laboratoires suivants divers artistes – musiciens, acteurs, peintres, vidéastes – seront invités à participer à la création de certains tableaux. L’objectif est de créer un lien avec un certain nombre d’artistes qui pourront être invités dans certaines représentations, selon le lieu et le moment du spectacle. Ces invités auront la même liberté d’interpréter la réalité de ce jour-là dans leur présence, au sein d’un cadre commun (créé et répété).

L’espace intime

© Sara Vanderieck

Au sein de leur parcours artistique individuelle Lisi Estaràs, Mirko Banovic et Sara Vanderieck se produisent sur les grandes scènes internationales de la musique et de la danse. Lisi Estaràs chorégraphie pour plusieurs grandes maisons d’opéra et de théâtre allemands et italiens et tourne avec son propre travail au sein du circuit de la danse européenne. Mirko Banovic joue notamment avec Arno et Arsenal dans le monde entier. Sara Vanderieck collabore (entres autres) avec Serge Aimé Coulibaly qui présente sa création Kalakuta Republik dans le circuit des grands festivals come ceux d’Avignon et de Marseille et qui prépare une nouvelle création Kirina pour la prochaine Ruhrtriennale. Une telle carrière réussite est évidemment fantastique pour les artistes. La recherche d’une autre et nouvelle façon de créer est beaucoup moins évident sur ces grandes scènes.

Avec When I look at a Strawberry, I think of a Tongue., Estaràs, Banovic et Vanderieck veulent prendre le temps et l’espace pour approfondir ensemble et individuellement leur développement artistique. Comment créer de la danse et de la musique basé sur un œuvre littéraire ? Quelle est la structure et la méthode nécessaire pour recréer ensemble une autre version du spectacle tous les jours ? En jazz c’est une procédure standard, mais comment cela peut être réalisé dans une réalité multidisciplinaire ? Comment le contexte réel de l’espace de jeu peut-il vraiment affecter les spectacles ? Qu’est-ce que cela signifie de partager une telle histoire en dehors du contexte d’une salle de théâtre équipée ?

La création de cette version de When I look at a Strawberry, I think of a Tongue. pour l’espace non-théâtrale est la première étape dans une recherche plus vaste. Les artistes choisissent délibérément de rester à l’écart des théâtres et des grands publics. De cette façon, ils veulent créer une œuvre qui peut être joué dans des endroits moins évidents, et à l’intérieur et en dehors d’Europe.

Dans un stade ultérieur une version du travail pour les théâtres sera également créée. Cette version sera présentée dans le circuit traditionnel des arts scéniques.


Le vidéo-teaser.


Les Artistes.

Lisi Estaràs

© Koen Broos

Elizabeth (Lisi) Estaràs (1972) commence la danse à Cordoba (Argentine). Après des efforts frénétiques pour combiner ses études en travail social avec une formation en danse professionnelle, elle choisit finalement la danse. Grace à une bourse d’études elle quitte l’Argentine à l’âge de 19 ans pour poursuivre sa formation à l’Académie Rubin de Musique et de Danse de Jérusalem. Peu après, elle a rejoint les rangs de la Batsheva Ensemble à Tel Aviv.

Après cinq ans en Israël Lisi déménage vers l’Europe et commence une longue collaboration avec les ballets C de la B en 1997. Elle y crée et danse Iets op Bach, Wolf, vsprs, pitié!, C(H)ŒURS et tauberBach par Alain Platel et Tempus Fugit par Sidi Larbi Cherkaoui. Elle fait également partie d’un projet éducatif qui propose des ateliers et des master classes en Belgique et dans le reste du monde.

Au fil des ans, elle investit également dans son propre travail. Elle crée et danse Bartime avec Einat Tuchman (Campo, Gand), Cocina Erotica et No Wonder avec Constanza Macras (Schaubühne, Berlin), Leche (Passerelle, Kortrijk) et A distancia (Teatro Real, Cordoba, Argentine). A l’intérieur des ballets C de la B, elle chorégraphe Patchagonia, Bolero, Les Monologues de Gaza, primero-erscht et Dans Dans, une coproduction avec het KIP (Gand).

Lisi travaille également en tant que chorégraphe pour les projets d’autres metteurs en scène. Elle travaille avec Sandra Strunz sur Hiob (Theater Bonn), avec Emilio Garcia Wehbi et Maricel Alvarez sur Das Brennende Haus (Théâtre de la Ville de Berne) et avec Lies Pauwels sur Het Hamilton Complex (HETPALEIS). Anvers).

En 2015, elle a créé le solo La esclava avec la chorégraphe Ayelen Parolin (La Biennale de Charleroi), avec des spectacles aux Brigitines, Centre Wallonie-Bruxelles (Paris), Le Gymnase (Roubaix), les Hivernales (Avignon) et Julidans (Amsterdam).

En 2016, Lisi crée le spectacle Monkey Mind avec trois danseurs avec le syndrome de Down (une commande de Platform K (Campo, Gand)) et le solo The speech pour Irene Russolillo (Festival Equilibrium, Rome).

Elle danse aussi dans la nouvelle création par Benny Claessens Learning how to walk (18/05/16, NTGent).

Mirko Banovic

Le compositeur et musicien Mirko Banovic (1970) a étudié au Conservatoire de Gand (Jazz Bass)

Il a enregistré avec Arno, Arsenal, Zita Swoon, An Pierlé, Sioen, Meuris, Jane Birkin, Olla Vogola, Axel Red, Julien Doré, Adamo, Arid, PJDS, Marie Warnant, Anton Walgrave, Deus, Jasper Steverlink, Cinerex, Tom Pintens, David Bovée, Eva de Roovere, Belle Roscoe, Sarah Ferri, Teun Verbruggen, Yasmine, Lais, magic ensemble de ballet, Woodface, vin blanc raisins noirs, Roland, Lunascape, racine, Baloji, Gabriel Rios, ultrasons, Stefan Eicher, Dick Annegarn, Stella Kumalo (Paul Simon) et Kaya Mach Landu (Hugh Masekela).

Il a joué en concert avec Arno, Arsenal, Zita Swoon, Lou Reed, Jane Birkin, Adamo, Arid, Daan, Shawn Smith, Meuris, Ozark Henry, John Garcia (Kyuss), Garland Jeffries, Pieter Jan De défaut, Victor Laslo, Roland Peter Vermeersch, Sioen, Lais, Lidmor, Miossec, Anton Walgrave, DJ Grasshopper, le choix K ‘, Swann, white wine dark grapes, Steppe, Woodface, Wicona Airbag, Char Couture, BJ Scott, Aaron Perrino, Kenny Wheeler, Mike Ladd Willy Willy et Lidmor.

Banovic a composé la musique pour les spectacles Drumleraar et Soeur Sourire de la Cie Cecilia.

En ce moment il joue en concert avec Arno, Tjens Matic, Arsenal, Wycona airbag, P4P, S.w.a.n., projet Moondog, Roland & the deep blue sea et Modderhed.

Sara Vanderieck

© Sara Vanderieck

Sara Vanderieck (1978) a obtenu son diplôme en mise en scène au RITS à Bruxelles.

En 2006, elle a rejoint les ballets C de la B, d’abord comme responsable de production pour VSPRS et pitié! (Alain Platel) plus tard comme assistant artistique d’Alain Platel pour les créations de Out of context – pour Pina et C(H)ŒURS et de Lisi Estaràs pour Dans Dans et Leche.

En 2012, elle quitte les ballets C de la B et devient membre de la direction artistique du De Grote Post, un nouveau centre culturel à Ostende, BE.

Depuis ce même moment, elle travaille comme dramaturge indépendante pour plusieurs créations de danse. Elle collabore avec Claron McFadden / Muziektheater Transparant (Lilith, 2012), Serge Aimé Coulibaly / FASO DANSE THEÂTRE (Fadjiri 2013 ; Nuit Blanche à Ouagadougou, 2014; GLOED, 2015; Kalakuta Republik, 2017 et Kirina, 2018), Bára Sigfúsdóttir (The lover, 2015, Tide, 2016 et being, 2017) Ayelen Parolin et Lisi Estaràs (La esclava, 2015), Platform K / les ballets C de la B / Lisi Estaràs (Monkey Mind, 2016), Lisi Estaràs (Monkey Mind Feest, 2017) et Naïf Productions (La mécanique des ombres, 2016-2017 ; des gestes blancs, 2017-2018 ; la chair a ses raisons, 2018)

Complice dès le début de la création – Serge Aimé Coulibaly

© Sara Vanderieck

Les premières étapes de recherche et de création de When I look at a Strawberry, I think of a Tongue en 2016 et 2017 ont été faites en collaboration proche et intense avec Serge Aimé Coulibaly. En raison du planning des tournées de ses propres créations Kalakuta Republik et Kirina pendant la saison 18/19, Coulibaly rejoindra l’équipe en tant qu’artiste invité. Puisque un des points de départs de cette création est exactement le développement d’une structure flexible et adaptable, cette évolution fait intégralement partie du concept artistique.

Serge Aimé Coulibaly est un danseur chorégraphe belgo-burkinabè. Né à Bobo Dioulasso, il travaille en Europe et un peu partout dans le monde depuis 2002.

Son inspiration prend racine dans sa culture africaine et son art s’engage à l’émergence d’une danse contemporaine puissante, ancrée dans l’émotion mais toujours porteuse de réflexion et d’espoir. Son expression forte la rend universelle et trouve naturellement des résonnances d’un continent à l’autre.

Dès la création de sa compagnie, Faso Danse Théâtre, en 2002, Serge Aimé a exploré des thèmes complexes, avec la volonté de donner une réelle dynamique positive à la jeunesse. Ses pièces ont tourné sur les scènes d’Europe et d’Afrique, invitées dans de nombreux festivals.

Cette approche ouverte sur le monde et sur les différences, toujours en questionnement, dans une énergie de construction et une volonté d’aller de l’avant, a amené Serge Aimé Coulibaly à collaborer avec de nombreux artistes, dès le début de sa carrière. Il participe régulièrement à des créations internationales, en tant qu’interprète ou chorégraphe-danseur.

Le travail de création de Serge Aimé, toujours en mouvement, nourri de curiosité et de générosité, a su éveiller l’intérêt et la confiance de nombreuses structures qui ont ainsi fait appel à lui pour la célébration d’évènements importants. Il a également chorégraphié des pièces pour danseurs amateurs, dans un désir de partage et une volonté d’engagement citoyen.

De sa formation artistique au Burkina Faso, avec la compagnie FEEREN sous la direction d’Amadou Bourou ou de son passage par le Centre National Chorégraphique de Nantes dirigé par Claude Brumachon, Serge Aimé Coulibaly a développé un goût et un talent pour la transmission de son art. Il œuvre au développement d’une créativité originale et amène danseurs et chorégraphes qui suivent ses master classes à se questionner sur leur responsabilité en tant qu’artiste, la puissance d’un vocabulaire qui fait sens et leur positionnement citoyen.

Pour donner un lieu d’expérimentations et de réflexions concret à sa création et à sa conception d’un engagement artistique, Serge Aimé a créé à Bobo Dioulasso (Burkina Faso) ANKATA, espace conçu comme un Laboratoire International de Recherche et de Production des Arts de la Scène.


Les invités

(la liste des invités continue à se développer.)

Alois Reinhardt

Le Suisse Alois Reinhard est diplômé en théâtre au Théâtre Saint-Gall avant de commencer la formation de théâtre à l’Université de Musique et de Théâtre à Berne en 2003. Au cours de ses études, il a travaillé sur la création Highway 101 de Meg Stuart. Pendant sa formation en théâtre allemand, il a remporté le premier prix pour l’ensemble et le prix du jury pour sa création « Living in oblivion ». Il a collaboré avec Simone Aughterlony, tournée avec le groupe de Berlin « Bonaparte » en tant que danseur et d’interprète et il a travaillé sur plusieurs projets dans le Heimathafen Neukölln avec le groupe « Suite 42 ». De 2007 à 2011, il a été membre du Deutsches Theater de Göttingen. Là, il a joué dans CRIME CRIMINEL (mise en scène: Thomas Bischoff) et MACBETH (Mise en scène: Mark Zurmühle). En 2012, il a créé une soirée avec Ayman Harper (Forsythe Company) pour le festival de danse de Berlin Hebbel am Ufer  «X».

Alois Reinhardt est membre de l’ensemble du Theater Bonn depuis 2013.

Ayelen Parolin

Ayelen Parolin est chorégraphe et danseuse. Elle est née à Buenos Aires, vit et travaille à Bruxelles. Elle a étudié à l’École Nationale de Danse et au Théâtre San Martin à Buenos Aires. En Europe elle a suivi la formation exerce à Montpellier. Elle a travaillé comme interprète pour Mathilde Monnier, Mossoux-Bonte, Jean-François Peyret, Mauro Paccagnella, Louise Vanneste, Alexandra Bachzetsis, Anne Lopez et Riina Saastamoinen.

Depuis 2004, Ayelen Parolin développe un travail personnel. Chacune de ses créations se décline autour d’un motif récurrent, à partir duquel l’écriture chorégraphique se construit. Elle a tout d’abord créé le solo 25.06.76, dans lequel elle explore son autobiographie. Avec Troupeau/Rebaño, elle se confronte à l’animal endormi en chacun de nous, et avec la pièce SMS and Love, elle questionne la féminité et ses dynamiques de groupe. Dans DAVID, elle « contemple » la figure masculine à travers une exploration sensorielle et une déconstruction des clichés d’un modèle canonique, symbole de la masculinité : le David de Michel Ange. Avec Hérétiques, un duo pour deux danseurs et la pianiste-compositrice Lea Petra interprétant en direct sa composition, Ayelen Parolin plonge dans une écriture de mouvement rigoureusement précise, calculée et obstinée, pour parler du social dans une abstraction amenée jusqu’aux limites du corps.

Elle est lauréate des Pépinières Européennes pour Jeunes Artistes Programme XXL.

En 2015, elle s’est centrée sur la/les femme(s). Avec le duo Exotic World, tout d’abord : une commande du Théâtre National et de la SCAD, carte blanche à Ayelen et à la réalisatrice et ancienne strip-teaseuse Sarah Moon Howe, et avec le solo La Esclava, co-écrit et interprété par Lisi Estaràs.

En juillet 2016, Ayelen présente au Séoul Arts Center sa dernière création Nativos, une pièce avec 4 danseurs coréens et 2 musiciens où elle réactive le matériel chorégraphique d’Hérétiques tout en le confrontant à la culture coréenne, et notamment sa forte tradition chamanique.

Ayelen est une des 4 lauréats de la bourse de la Fondation Pina Bausch en 2016.

En mai 2017, elle présente Autóctonos, au Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles et à Montpellier Danse 2017; en juin 2017, elle participe au projet 7even d’Emio Greco et de Pieter C. Scholten pour le Festival de Marseille et pour novembre 2017 elle décide de créer Autóctonos II, pour le Next Festival au CDCN-Le Gymnase à Roubaix et pour l’IETM à  La Raffinerie/Charleroi danse à Bruxelles.

Ayelen Parolin a créé et montré son travail en Belgique, France, Luxembourg, Suisse, Autriche, Pays Bas, Allemagne, Finlande, Norvège, Estonie, Italie, Espagne, Serbie, Israël, New York, Argentine, Equateur, Mexique et en Corée du Sud.

Mathieu Desseigne Ravel

Fils d’une institutrice et d’un fonctionnaire territorial, Mathieu Desseigne est né dans une ville entourée de remparts, dont le symbole est un pont qui ne mène nulle part. Entre 12 et 19 ans, porté par des envies d’ailleurs, il s’invente acrobate dans une salle des fêtes de MJC, quelque part entre cirque et hip-hop. C’est un chapiteau, poussé pour un été sur les terrains laissés par les bâtiments tombés, qui lui montre le chemin de l’école. Les clefs de sa première fuite.
Cinq ans de formation au Centre National des Arts du Cirque, pour y devenir acrobate-équilibriste-danseur. C’est la roulette des auditions qui le fera danser en Belgique, auprès d’Alain Platel chez les Ballets C de la B. Il y resta 6 ans, le temps de laisser revenir la nécessité du changement. Pendant tout ce temps, il continue à échanger, rêver et travailler avec ceux qui au début de l’histoire, lui avaient permis les dimensions du rêve et appris ses premières roulades.
Avec deux complices avignonnais, il participe à la vie du collectif 2 Temps 3 Mouvements. Quand cette expérience collective prend fin, il poursuit l’aventure à travers Naïf Production, structure qui défend et réaffirme la nécessité labyrinthique, mosaïque mais inclusive, du « nous ».

Sayouba Sigue

Après une enfance passée à Abidjan (Côte d’Ivoire), Sigué Sayouba rentre au Burkina pour le lycée et entre dans le milieu culturel et artistique de Ouagadougou. Il se forme en danses traditionnelles et modernes.

Repéré́ en 2001 par le jeune chorégraphe Burkinabé Souleymane Porgo, il intègre sa compagnie (Téguérer) et s’initie à la danse « contemporaine » et à « l’afro contemporain ». Il bénéficie également à̀ cette époque de la formation de plusieurs autres chorégraphes, de styles et origines différents.

C’est ainsi que la danse, d’une simple distraction scolaire, devient progressivement une passion, dont il choisit aujourd’hui de faire son métier.

Il a participé́ à une dizaine de créations avec de grands noms de la danse en Afrique tels Irène Tassembédo (dans Souf es, Carmen Falinga Awa et Le sacre du tempo), Serge Aimé Coulibaly (dans A Benguer, Babemba, Nuit blanche à Ouagadougou, Kalakuta Republik, Kirina). Il vit aujourd’hui à Lyon (France) et a monté sa propre compagnie.

Sam Serruys

Sam Serruys (1977) est un guitariste / compositeur qui a étudié au Rock Academy néerlandaise de Tilburg (1999- 2003). En outre, il a suivi une formation intensive comme ingénieur du son à l’École d’ingénierie audio à Rotterdam. Il a tourné en Belgique et au Pays-Bas en tant que membre de Bertus Borgers (saxophoniste de Herman Brood et de Raymond van het Groenewoud). En 2005, il a rejoint les ballets C de la B, puis il a travaillé au Toneelhuis (Anvers) et ensuite il est retourné chez les ballets C de la B comme ingénieur du son et compositeur de musique électronique pour Koen Augustines (import-export, Ashes, Au-delà), Ted Stoffer (Aphasiadisiac), Lisi Estaràs (primero-erscht, Patchagonia), Alain Platel (Out of Context-for Pina et Gardenia), Rosalba Torres Guerrero (Pénombre) et Serge Aimé Coulibaly (GLOED).


Distribution

Une création de   Lisi Estaràs, Mirko Banovic & Sara Vanderieck en collaboration avec Serge Aimé Coulibaly & guests

Choreographie   Lisi Estaràs 
Musique   Mirko Banovic
Dramaturgie   Sara Vanderieck 

Production   Monkey Mind vzw

Coproduction   De Grote Post – Ostende (BE). 
Avec le soutien de   KAAP – Ostende/Bruges (BE), Mu.ZEE – Ostende (BE), Teater Studio James Ensor – Ostende (BE), Ankata – Bobo Dioulasso (BF), Théâtre des Doms – Avignon (FR), les ballets C de la B – Gand (BE)
Avec le soutien financier de   SABAM For Culture & Provincie West-Vlaanderen